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Site internet pour un restaurant : ce qu’il doit avoir en 2026 (et ce qu’Instagram ne fera jamais)

Ces derniers mois, j’ai préparé des maquettes de sites pour plusieurs restaurants de la Côte d’Azur. Avant de dessiner quoi que ce soit, je regarde ce qui existe déjà. Le tableau se répète : un compte Instagram soigné, une fiche Google à moitié remplie, un lien de réservation que personne n’utilise, et des horaires qui ne disent pas la même chose selon l’endroit où on les lit.

Si vous avez un restaurant et que vous vous demandez ce que doit contenir un site internet en 2026, voici ma réponse. Elle est plus simple que ce que les agences vous racontent.

Pourquoi Instagram ne suffit pas

Instagram donne envie. Une belle photo de plat, un reel de service du soir, c’est efficace. Mais ce n’est pas fait pour renseigner quelqu’un qui a faim et qui cherche une table.

Un client qui tape « restaurant poisson Cannes » ou « pizzeria ouverte le dimanche à Antibes » ne tombe pas sur votre profil Instagram. Il tombe sur Google Maps, sur des sites, sur des plateformes. Si vous n’avez pas de site, vous n’avez pas de page capable de répondre à cette recherche.

Il y a aussi une question de maîtrise. Votre compte appartient à une plateforme qui change ses règles quand elle veut. Les sites de réservation prennent leur part, et ils mettent votre concurrent juste à côté de vous. Un site à vous reste à vous.

La carte en texte, pas en photo

C’est l’erreur que je vois le plus. La carte est une photo prise sur la table, ou un PDF scanné, ou une image dans les stories.

Sur un téléphone, il faut pincer l’écran pour lire les prix. Et pour Google, une image n’est pas du texte qu’il peut exploiter proprement. Votre plat signature, celui que les gens viendraient chercher, n’apparaît nulle part dans les mots de la page.

Écrivez la carte en vrai texte : entrées, plats, desserts, prix, mentions d’allergènes, options végétariennes. Gardez la photo si vous voulez, mais en plus. Et mettez à jour la date quand la carte change, sinon le client arrive avec un plat que vous ne faites plus.

Des horaires identiques partout

Sur le site : ouvert du mardi au dimanche. Sur Google : fermé le dimanche. Sur Instagram : « dimanche brunch » dans une vieille story. Le client ne sait pas qui croire, et il choisit le restaurant d’à côté.

Une seule règle : vous décidez des horaires, vous les écrivez sur le site, puis vous les recopiez à l’identique sur la fiche Google et dans la bio Instagram. Pensez aux jours fériés et à la fermeture annuelle. Quand ça change, vous changez les trois le même jour. Pour la fiche Google, mon guide complet sur Google Business Profile explique comment la remplir sans rien oublier.

Appeler ou réserver en un geste

On regarde souvent un restaurant depuis son téléphone. Alors le bouton « Appeler » doit être visible dès l’ouverture de la page, et il doit lancer l’appel directement quand on touche le numéro.

Pour la réservation, deux cas. Vous avez un outil en ligne : le lien doit mener au bon endroit, et vous devez l’avoir testé vous-même, sur votre téléphone. Vous prenez les réservations par téléphone : dites-le, et mettez le numéro en gros. Ce que je vois trop souvent, c’est un bouton « Réserver » qui ouvre une page vide ou un formulaire que personne ne regarde. C’est pire que pas de bouton du tout.

Les vrais plats, les vraies photos

Les photos de banque d’images se reconnaissent tout de suite. Le client veut voir ce qu’il va avoir dans l’assiette, la salle, la terrasse, l’équipe.

Pas besoin d’un photographe pour commencer. Des photos nettes, prises de jour, avec les plats que vous servez vraiment. Elles doivent aussi être légères, sinon la page met du temps à s’afficher en 4G en terrasse.

L’accès, le plan, le parking

Une carte Google intégrée, l’adresse écrite en texte, et deux lignes pour dire comment venir : où se garer, quel arrêt de bus, si l’entrée est en retrait. Sur la Côte d’Azur, la question du stationnement décide parfois de la réservation. Répondez-y avant qu’on vous la pose.

Privatisation, groupes, événements

Beaucoup de restaurants font des repas d’entreprise, des anniversaires, des groupes. Presque aucun ne l’écrit clairement. Une section courte suffit : combien de personnes vous pouvez accueillir, si vous avez un menu groupe, comment demander un devis. C’est souvent la demande la plus rentable, et elle arrive par un formulaire ou un mail, rarement par Instagram.

La fiche Google reliée au site

Votre fiche Google doit pointer vers votre site, et le site vers la fiche : adresse, numéro de téléphone et nom écrits exactement pareil. Une virgule ou un « Rue » devenu « R. » ne sont pas dramatiques, mais un vieux numéro l’est. Google compare ces informations pour décider si votre établissement est fiable.

Côté technique, il existe un code invisible qu’on ajoute à la page pour dire à Google « ceci est un restaurant, voici ses horaires, son adresse et sa carte ». On appelle ça les données structurées. Je les mets en place sur les sites que je fais, vous n’avez rien à faire.

Être trouvé sur « restaurant, plat, ville »

Pour être trouvé, ce n’est pas le mot « restaurant » qu’il faut viser, tout le monde le vise. Ce sont les recherches précises : un plat, un type de cuisine, un quartier, un moment. J’ai détaillé la logique dans l’article sur les 7 mots-clés que tout restaurant à Cannes devrait cibler.

Un site permet d’écrire ces mots-là, dans la carte, dans les titres, dans la présentation. Instagram ne le permet pas.

Combien de pages faut-il ?

Pour un restaurant, une page bien faite suffit souvent : présentation, carte, photos, horaires, accès, bouton d’appel, privatisation. Tout se lit en descendant, sans chercher dans un menu.

Si vous avez deux établissements, une vraie activité de traiteur ou beaucoup d’événements, des pages en plus ont du sens. Sinon, ajoutez des pages quand vous avez quelque chose à y dire, pas avant.

Questions fréquentes

Un restaurant a-t-il vraiment besoin d’un site s’il a déjà Instagram et Google ?

Oui, si vous voulez être trouvé sur des recherches précises et ne pas dépendre d’une seule plateforme. Instagram et la fiche Google restent utiles, le site les complète.

Faut-il un système de réservation en ligne ?

Pas obligatoirement. Si vous prenez les réservations par téléphone, un gros bouton d’appel suffit. Si vous avez un outil, il doit fonctionner et être testé.

Puis-je modifier la carte moi-même ?

Il faudrait que oui. Une carte qui change à la saison ne doit pas vous obliger à appeler quelqu’un à chaque fois. C’est un point à demander avant de signer, quel que soit le prestataire.

Combien de temps pour avoir un site ?

Pour une page bien faite, c’est rapide quand les textes et les photos sont prêts. Le retard vient presque toujours des contenus, pas de la technique.

Voir à quoi ressemblerait le vôtre

Le plus simple est de le voir. Sur creer-mon-site, vous décrivez votre restaurant en quelques lignes et l’aperçu apparaît. Si le résultat vous plaît, je prends la suite : c’est l’offre Express, 500 €, réglée en une fois. Pour que vos clients commandent ou réservent en ligne et paient sur place, c’est l’offre Commerce, à 1 990 €, payable en 3 fois sans frais. Les conditions et le détail de ce que je réalise sont sur la page création de site web.

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